DEVOIR DE MEMOIRE – HOMMAGE AUX GENDARMES
D’ OUVEA .
Le vendredi 22 avril 1988 au matin, à FAYAOUE, sur l’île d’OUVEA, deux jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, des indépendantistes kanaks et membres du FLNKS, attaquent la Gendarmerie, dans le but de l’occuper jusqu’au jour du deuxième tour, en prenant en otages trois gendarmes permanents, étant récemment renforcés par vingt-huit gendarmes mobiles.
L’attaque a été préparée par DIANOU et ses hommes, forts des événements de TIETI qui se sont déroulés deux mois plus tôt.
Quatre gendarmes, l’adjudant-chef Georges MOULIE, les gendarmes Edmond DUJARDIN, Daniel LEROY et Jean ZAWADZKI sont tués par balles, dont deux exécutés de sang-froid, et un cinquième gendarme est gravement blessé.
Trois indépendantistes sont blessés dont deux légèrement.
Les vingt-sept autres gendarmes, désarmés, sont pris en otage et séparés en deux groupes.
Le premier groupe, mené par Chanel KAPOERI, se rend dans le sud de l’île à MOULI, où les otages sont finalement libérés trois jours plus tard, à la demande des « vieux » et des coutumiers.
Le second groupe de seize otages conduit par Alphonse DIANOU ancien séminariste s’occupant des jeunes du FLNKS est emmené dans une grotte située dans le nord de l’île, près de la tribu de GOSSANAH.
La plupart des villages, même indépendantistes, avaient refusé de les accueillir.
La suite est connue de tous, l’assaut de la grotte et la libération des otages.
La prise d’otages d’Ouvéa, du 22 avril au 5 mai 1988, est le point culminant d’une succession d’événements violents survenus sur l’île d’OUVEA (Nouvelle-Calédonie), et qui ont durablement marqué le territoire.
L’association des Gendarmes de Cœur rend hommage aux quatre Gendarmes tués lors de l’attaque de la Gendarmerie, il y a 32 ans jour pour jour.
J.T.D.08.Resp.Com.G.D.C.