29 - DÉCEMBRE 2015

posée. La luxation a été réduite par trac- tion lors de l opération.

Christophe a été hospitalisé durant cinq jours et a été mis en congé maladie du- rant quatre mois.

La Famille Gendarmerie a joué son rôle de soutien

Après l'accident, la " famille gendarme- rie " a tout naturellement entouré et sou- tenu Christophe et les siens. Ses proches ont été aidés, épaulés durant son hospitalisation et sa convalescence. Il faut souligner la présence immédiate à leurs côtés du Capitaine Grégoire MI- CHEL, commandant, au moment des faits, la compagnie de gendarmerie de SAINT OMER ainsi que l aide et le sou- tien des camarades du PSIG de WI- ZERNES, de la brigade de LUMBRES où est affecté Catherine, son épouse et particulièrement de l Adjudant-chef Lau- rent POIRET (CBA LUMBRES).

Ce fut une rude épreuve pour ce mili- taire. Il venait de passer à côté du pire. Sa vie aurait pu s interrompre le jour de cet accident. Il aurait pu devenir tétra- plégique ! Heureusement rien n'en fut. Il ne le savait pas encore, mais d autres défis l attendaient !

Une reconstruction physique et mentale

Une reconstruction physique et mentale a été nécessaire pour Christophe qui a repris son activité au sein du PSIG de WIZERNES. Maintenant, il est en poste sédentaire strict depuis le mois de juin 2013. Le 26 septembre 2013, le neuro- chirurgien militaire rencontré au VAL de GRACE rend sa décision, Christophe perd les aptitudes PSIG mais plus en- core les aptitudes de terrain. Il doit oc- cuper un emploi sédentaire strict. Plus de terrain pour lui, l homme physique, sportif, vivant au rythme des interven- tions et cherchant l adrénaline. C est un choc terrible, même si ce ne fut pas une surprise totale ! Sa nouvelle situation est très, très difficile à accepter même s'il ne cesse d'entendre qu'il a eu beau- coup de chance ce jour-là !!

S agissant d un accident en service, l Institution Gendarmerie l'a maintenu

dans ses fonctions et l a affecté au se- crétariat de la compagnie de SAINT OMER. Il n'a jamais eu le temps d y exercer !!

Un nouveau choc pour la famille

Alors que pour Christophe, un gros tra- vail d acceptation avait été nécessaire, le 31 octobre 2013, tandis que ce der- nier prenait les premiers contacts en vue de sa reprise de travail sur le lieu de sa nouvelle affectation, Catherine, son épouse, l appelle en pleurs et lui an- nonce que sa fille va être hospitalisée d'urgence dans le service de cardiologie du Centre Hospitalier de SAINT- OMER. La mère de famille avait accompagné Maelle (21 ans), chez un cardiologue suite à des essoufflements et des signes de fatigue.

Les quinze jours qui vont suivre seront interminables pour la famille QUIEVRE. Maelle va subir des examens sanguins, scanners, échographies, IRM Toute une panoplie de tests inimaginables se- ront effectués un à un sans que les pa- rents ne soient informés précisément sur l'état réel de leur fille. Au bout de quelques jours, le père de famille a eu l'intuition que sa fille s engageait dans un combat difficile et en a eu confirma- tion peu de temps après. Une masse d environ dix centimètres a été décou- verte dans le thorax de Maelle, entre les poumons. Elle souffre en plus d une pé- ricardite, inflammation de l enveloppe du cœur. Elle est transférée dans le ser- vice de chirurgie thoracique au CHR de LILLE pour effectuer une biopsie de

cette masse et d'autres examens.

Le résultat de la biopsie porte un coup très rude à Christophe, il est anéanti. Cette terrible nouvelle va chambouler toute la famille. C'est un cancer, un lym- phome non hodgkinien diffus à grandes cellules. Curieusement, c est Maelle qui a soutenu toute la famille. Elle a décidé, après avoir encaissé la nouvelle, de se battre et d affronter ce mal. Pour sa part, Christophe a été mis KO.

Mais c'était compter sans Catherine, une nouvelle fois, elle va l'épauler et l'ai- der à surmonter cette dure épreuve. Christophe a relevé le défi face au com- bat de sa fille. Il avait laissé des forces dans son accident de la route et il devait à nouveau se battre pour lui, pour eux.

Une équipe à toute épreuve

Maelle a été suivie à LILLE dans le ser- vice des maladies du sang de l hôpital HURIEZ. A sa demande, une équipe a été formée pour l entourer dès le début. Elle était composée de son petit ami Jo- nathan DARRAS, GAV au PSIG de BOU- LOGNE SUR MER, de Catherine et de Christophe. La famille avait fait le choix de ne jamais laisser Maelle seule. Ses proches lui ont demandé de se battre

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