18 - DÉCEMBRE 2015

HANDICAPÉE À LA SUITE D'UN ACCOUCHEMENT

De 2008 à 2010, le jeune couple est suivi en Procréation Médicalement As- sistée, pour la conception de son pre- mier enfant. Anne-Sophie a des ovaires poly-kystiques. Un changement de cen- tre de PMA et de traitement permettra aux deux jeunes gens d'attendre Jules, qui arrivera dans leur foyer le 3 mai 2011, avec un mois d'avance. L'accou- chement a été désastreux : déclenche- ment pour cause de pré-éclampsie, corps médical absent trop longtemps malgré leurs appels.

Le travail s'est fait sans contrôle d'un personnel soignant. Il en résultera dix jours d'hospitalisation, un périnée com- plet compliqué de grade 4 sur 4, ainsi qu'une rupture du sphincter anal sur 35%. Depuis ce temps, la jeune femme est incontinente urinaire et anal, l'obli- geant à se garnir au quotidien (achats de protections et alèses en pharmacie). Elle est reconnue handicapée par la MDPH.

INTÉGRATION UN PROTOCOLE DE RECHERCHE BIOMÉDICALE

Grâce à son jeune âge, elle a pu intégrer un protocole de recherche biomédicale au CHU de ROUEN (76). Elle a bénéficié à deux reprises d'autogreffe de cellules souches au niveau du sphincter anal, opérations n'ayant pas fonctionné. Elle espère que d'autres solutions lui seront proposées par le corps médical avec l'évolution des techniques.

UNE ACTION EN JUSTICE CONTRE L'HÔPITAL

La jeune mère a intenté une action en justice contre l'hôpital mais elle a été déboutée. Un recours à l'amiable a per- mis à la CRCI de mettre le centre hospi- talier en cause, le rendant responsable à 100% des dommages corporels subis par Anne-Sophie. L'assureur du Centre Hospitalier doit indemniser, mais il conteste la décision. L'ONIAM ne peut se substituer à l'assureur pour l'indem- nisation, il est donc obligatoire pour les époux VEROVE de tenter une action en justice contre l'assureur...

ANNE-SOPHIE EST ATTEINTE D'ENDOMÉTRIOSE

L'infertilité de la jeune femme, six ans auparavant, est certainement due au fait qu'elle est atteinte d'endométriose (seulement diagnostiquée courant 2014). D'origine méconnue, son déve- loppement généralisé dans le reste du corps peut être freiné par la prise en continu de contraceptifs, par une gros- sesse ou par une ménopause artificielle (chirurgie). Le jeune couple attend la naissance de son troisième enfant pour prendre une décision (la grand-mère ma- ternelle d'Anne-Sophie est morte de cette maladie en 1993).

JULES, UN ENFANT DIFFÉRENT

Depuis sa naissance, Jules a un com- portement différent des autres enfants de son âge. Ses plus grosses difficultés résident dans les interactions sociales, les intérêts restreints et envahissants, les comportements répétitifs, les écho- lalies immédiates et différées, la dys- praxie, les stéréotypes ainsi que les crises de frustration. Il alterne des pé- riodes de calme et d'entière coopéra- tion, avec des périodes d'auto-excitation intenses. Il a le syndrome d'Asperger. Il est reconnu handicapé par la MDPH.

L'ALTERNANCE ENTRE SCOLARITÉ ET SOINS

Pour le moment, Jules ne va à l'école que quatre matins par semaine. Il est suivi une fois par semaine par une psy- chomotricienne et deux fois par mois par une psychologue. Il est sur liste d'at- tente (18 mois de délai) pour de l'ortho- phonie. Il est suivi deux fois par an à Paris par une pédopsychiatre spéciali- sée dans l'autisme. Ses parents font tout pour que son quotidien soit le plus normal possible. Ce n'est pas facile pour Vincent et Anne-Sophie en tant que parents, de devoir gérer les crises et ses troubles du comportement de leur fils. Cela fait deux ans qu'il ne dort que de minuit à cinq heures, sans faire de sieste la journée.

BEAUCOUP DE FRAIS ENGAGÉS

Les jeunes parents ont dû faire prati- quer à Jules de nombreux examens

revue montee 2015:Mise en page 1 30/11/15 08:19 Page18