70 - DÉCEMBRE 2014

LA TERRIBLE CHUTE D'ALOYS Le 7 décembre 2013, accompagnés de leurs trois garçons et de leur fille, Sylvain et Astrid MERLY se sont rendus à Paris à l'occasion d'une réunion familiale et d'un baptême prévu le lendemain.

En début de soirée, excepté Wulfran, leur second fils, et Sylvain, tout le monde était dans l'apparte- ment où ils devaient dîner avant de rejoindre l'hôtel où ils avaient réservé pour la nuit.

Au moment où Sylvain s'apprêtait à monter les pre- mières marches de l'escalier, toujours accompagné de son deuxième fils, il a vu Aloys son troisième fils, âgé de huit ans, impacter le sol, après avoir fait une chute de cinq étages.

EVACUÉ VERS L'HÔPITAL NECKER.

Ayant compris que son père et son frère allaient monter, il s'est vraisemblablement penché au-dessus de la rambarde pour les apercevoir et a basculé dans le puits de la cage d'escalier avant de toucher le sol, dans la cour intérieure de l'immeuble où ils se trouvaient.

Rapidement arrivés sur les lieux, les pompiers puis le SAMU ont pris Aloys en charge et l'ont évacué vers l'hôpital Necker.

Au vu de la violence de la chute et du traumatisme crânien subis, des multiples fractures occasionnées, le premier diag- nostic des médecins est tombé comme un couperet : "les 72 prochaines heures seront décisives, son pronostic vital est évi- demment engagé". C'est dans l'angoisse que la famille MERLY a passé ces 72 heures critiques.

Opéré le 8 décembre dans l'après-midi afin de poser une déri- vation permettant de faire baisser la pression intracrânienne qui ne cessait d'augmenter, Aloys a franchi un premier cap. L'opération a fonctionné.

UN RÉVEIL LONG ET DOULOUREUX

Plongé dans un coma artificiel pendant plus de dix jours, les médecins ont pris la décision de retirer progressivement les substances qui le maintenaient dans cet état.

Le réveil a été long et douloureux. Aloys a passé près de deux mois et demi dans le service de réanimation neurochirurgicale de l'hôpital Necker puis en soins intensifs.

Sevré de la respiration artificielle, les médecins ont déterminé qu'il pouvait être transporté à l'hôpital de Saint-Maurice (94) pour commencer une rééducation adaptée.

Depuis, Aloys progresse, autant que son état le permet. Il est réalimenté par voie normale depuis le mois de juillet, prononce quelques rares mots distinctement mais sait se faire compren- dre. Il est parfaitement en phase avec le monde extérieur et ses facultés intellectuelles ne semblent pas altérées.

En revanche, en raison des lésions neurologiques subies, Aloys est tétraplégique, entièrement dépendant ; il éprouve d'énormes difficultés pour s'exprimer, coordonner ses mouve- ments, boire,etc.

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