19 - DÉCEMBRE 2014

Nouvelle affectation, nouvelle épreuve

En juillet 2010 Mickaël DELCOURT est muté à TREVOUX (01) suite a la dissolu- tion de l'Escadron de BESANCON.

En août 2010, la famille a été durement éprouvée. Matys, le fils ainé, alors âgé de trente trois mois a été victime d'un acci- dent de la circulation. Il a été renversé sur un trottoir alors qu'il se trouvait avec ses grands-parents maternels.

Matys est très grièvement blessé, il est héliporté vers l'Hôpital Femme Mère En- fant de BRON à côté de LYON. Il souffre d'un traumatisme crânien, de graves lé- sions au foie et au rein gauche, sa rate est déchiquetée, ses poumons et son cœur sont également touchés. Le garçon- net a de nombreuses fractures aux côtes ainsi qu'une importante hémorragie in- terne! Son pronostic vital est engagé, il est placé en coma artificiel, ses parents ont du s'armer de patience, mais contre toute attente, Matys s'en est sorti comme un chef.

Durant les jours sombres qu'a traversés la famille DELCOURT, le petit Enzo, pour sa part, a été balloté entre des voisins solidaires, l'hôpital et la "Maison des Pa- rents".

Au retour de Matys, Sandrine et Mickaël avaient deux bébés à la maison. Il fallait tout réapprendre à Matys. Il ne savait plus manger, boire, se laver les dents, s'habiller et n'était plus propre, lui qui était plutôt en avance dans ses acquisi- tions.

Enzo ne progresse pas

La situation d'Enzo a changé au sein de sa famille. Tout n'est plus centré sur lui car sa maman doit se partager équitable- ment entre ses deux bébés.

Les mois passent et Enzo ne progresse pas. Il ne tient pas en position assise, ne marche pas, ne tient pas son biberon. Le petit garçon évolue plus lentement que la moyenne. Il a tenu assis à quinze mois et a marché à l'âge de vingt deux mois. Entre sa naissance et l'âge de trois ans, Enzo a aussi connu une grosse stagna- tion pondérale durant six mois, il n'a pas pris un gramme ni un millimètre.

Il ne parlait pas mais en revanche, il criait énormément. A chaque fois que Sandrine interrogeait un des médecins suivant son fils, au sujet de sa très lente progression dans ses acquisitions, ils ré- pondaient tous invariablement qu'il était "fainéant", qu'il "prenait son temps" ou qu'il "était bien avec maman". Ils se sont même permis d'insinuer que les parents le "chouchouteraient" trop et c'était la rai-

son pour laquelle Enzo se complaisait dans son rôle de bébé. "On en aura en- tendu des bêtises de la part des méde- cins" nous confie Sandrine.

Un médecin trouve enfin une piste

La situation va rester inchangée jusqu'en février 2013 lorsqu'un médecin va enfin détecter une anomalie chez Enzo. Il dira même à Sandrine : « En effet madame, Enzo est un enfant différent, et vous connaissez les difficultés que ren- contrent les parents d'enfants différents! » Ce praticien a annoncé aux parents qu'Enzo avait un RETARD GLOBAL DE DE- VELOPPEMENT et un RETARD SEVERE DE LANGUAGE.

"Ouf enfin! Ce n'était pas faute de l'avoir dit! Je l'ai signalé vingt heures après sa naissance. Pourquoi ne nous écoute-t-on pas ? Pourquoi ?" s'exclame encore Sandrine. "Trois ans de perdu à cause de l'optimisme irréfléchi des mé- decins" s'indigne-t-elle

Le gendarme Mickael DELCOURT, papa d Enzo est affecté au P.S.I.G. de VILLEFRANCHE SUR SAONE (69)

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