LE MARECHAL DES LOGIS/CHEF YANN GOUGE VICTIME D'UN TERRIBLE ACCIDENT DE LA CIRCULATION


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4ème intervention 2017 des Gendarmes de Cœur

REMISE DE DON PAR L'ASSOCIATION "GENDARMES DE CŒUR"

Créée en 2015, l’association "Gendarmes de cœur" intervient partout en France au profit des militaires de la gendarmerie ou des membres de leur famille se trouvant dans des situations personnelles particulièrement difficiles.

Le mercredi 15 mars, à la caserne Battesti à MÉRIGNAC (33), le Maréchal des logis-chef Yann GOUGE a reçu de l'Association Gendarmes de Cœur un chèque de 6 000 euros en présence du Général de Brigade François-Xavier BOURGES, commandant en second la Région de Gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine et la Gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité sud-ouest, du Colonel Jean-Christophe SINTIVE, commandant le groupement de gendarmerie départementale de la Gironde et du Lieutenant Benoit GARRIGUE, commandant la communauté de brigades de BAZAS.

Le mercredi 11 décembre 2013, le Maréchal des logis-chef Yann GOUGE de la brigade de BAZAS a été victime d’un accident de la circulation. Grièvement blessé, il a passé plusieurs semaines à l'hôpital avant de rejoindre un centre de rééducation. Il poursuit aujourd’hui sa convalescence.

A ce jour, plus d’une centaine de familles a été soutenue financièrement au niveau national et ce sont près de 828 000 euros de dons qui ont déjà été versés.

L’association compte plus de 1 000 gendarmes adhérents, dont chacun verse 15 euros de cotisation annuelle et des bienfaiteurs non militaires.

Vous trouverez sur le site http://www.association-gendarmesdecoeur.org tous les renseignements sur cette association et les bulletins d'adhésion pour ceux qui le souhaitent.

DISCOURS du Maréchal des logis-chef Yann GOUGE:

Mon général,  je pense que vous ne m'en tiendrez pas rigueur si mes premiers remerciements vont à Michel et à l'Association Gendarmes de Coeur Michel, merci d'avoir parcouru 1000kms depuis ton pôle nord pour nous rendre visite et nous remettre ce chèque.

Merci Mon général de nous accueillir au sein de la région et d'avoir organisé cette rencontre emprunte de convivialité.

Je voudrais également remercier ma compagne d'être toujours présente à mes côtés et de continuer à me supporter.

Mes remerciements vont également au Lieutenant Brunot GARRIQUE de la COB  Bazas.  Mon Lieutenant, vous avez su être présent pour moi et à l'écoute quand bien même vous saviez que malheureusement je ne pourrai pas reprendre mon emploi à Bazas.

J'ai sincèrement le regret de ne pas avoir travaillé sous votre commandement. Moi qui suis un fan de la police judiciaire, je pense que j'aurai appris beaucoup à vos côtés. Ce n'est pas courant d'avoir comme CCB un militaire issu d'une SR. Merci d'avoir été là pour moi, merci de m'accueillir de temps en temps au sein de votre unité afin que je puisse garder un lien avec l'institution.

J'espère sincèrement que vous obtiendrez satisfaction dans vos différentes demandes car vous le méritez amplement.

Enfin, j'ai une pensée pour le Colonel Bruno PHALIPPOU lequel doit veiller sur sa famille depuis tout là-haut. J'ai eu la chance de le rencontrer, lui qui a également été là pour moi, lui qui était à mon écoute quand bien même il avait ses propres soucis de santé. C'est pour moi la disparition d'un homme de grande valeur,  pour l'institution la perte d'un militaire lequel devait friser l'excellence.

Article : Région de Gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine et MDL-Chef Yann GOUGE


 

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Photos Région Gendarmerie Nouvelle Aquitaine

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Dernière nouvelles de Yann Gouge le 28 Mars 2017

YANN GOUGE TROIS ANS APRES…

Quelques nouvelles après ma première aide des "Gendarmes de Cœur" remise le 05/02/2014 au centre de rééducation de la Tour de Gassies à Bruges 33.

Plusieurs mois de rééducation à la Tour de Gassies et à domicile

Je suis en effet resté plusieurs mois à la Tour de Gassies avant de poursuivre mes soins en libéral sur Langon 33.
J’ai pu trouver un kiné qui venait d’un centre de rééducation et qui avait l’habitude et l’expérience de gérer des polytraumatisés.
Il n’est pas évident de trouver un kiné, j’ai dû faire face à de nombreux refus à cause des dégâts sur mon corps.
Mon tibia gauche est toujours cassé et je présente une diplopie très importante qui nécessitera sans nul doute une chirurgie pour limiter la casse. Mon pied gauche est toujours immobile, il ne relève plus, c’est ce que l’on appelle une atteinte du SPE / SPI.
J’ai poursuivi pendant plusieurs mois la rééducation à raison de 7 à 8 fois par semaine, en alternance avec de la balnéothérapie, l’orthoptiste pour ma diplopie et l’orthophoniste pour essayer de récupérer du volume dans ma voix.

Perte de mon affectation à BAZAS

Juin 2014, j’atteignais mes 180 jours avant de perdre mon affectation à BAZAS, j’ai alors posé mes permissions de l’année ainsi que le reliquat de 2013. J’ai ainsi pu conserver mon emploi à BAZAS et reprendre mon service en septembre.
J’ai donc repris en qualité de planton (pour le bonheur de mes collègues) avec un tibia cassé et un pansement sur l’œil pour pallier la diplopie.
Cette situation a duré plusieurs mois avant qu’en mars 2015, le chirurgien décide de me recasser le tibia, de sortir le clou insérer dans mes os et d’en remettre un plus gros. Je suis donc reparti pour un tour, mais j’avais cumulé assez de jours de travail pour me permettre un nouvel arrêt maladie.
J’ai repris quelques semaines après mon arrêt avant que mon neurologue ne décide de m’arrêter pendant plusieurs mois, jugeant qu’il n’est pas possible de travailler avec autant de douleurs permanentes et de difficultés neurologiques.

Des séquelles lourdes et douloureuses

J’ai perdu beaucoup d’attention et de mémoire à la suite de mon trauma crânien, et le fait que mon nerf sciatique ait été broyé au niveau du tibia entraîne des douleurs permanentes que même les médicaments les plus forts n’arrivent pas à clamer.
Mon tibia s’est consolidé fin 2015 et je suis maintenant suivi en neurologie pour les douleurs neuropathiques et pour mes difficultés de concentration.
On essaiera plusieurs traitements médicaux lourds à raison de 10 cachets par jours, soit plus de 14 000 ingurgités depuis mon accident à ce jour.
J’ai finalement dû me faire une raison et laisser ma place à BAZAS. Je n’ai toujours pas fait le deuil de la perte de mon emploi en unité.
Ma carrière s’est arrêtée un 11 décembre 2013 dans un mauvais virage.
Je garde comme séquelles, entre autre, des troubles neurologiques, une atteinte SPE/SPI au niveau du pied gauche, une rupture des ligaments croisés et une paralysie d'une corde vocale. Je suis toujours suivi pour la dépression.

Après mon combat pour survivre, un nouveau combat à mener s'annonce

Pour des raisons de « droit de réserve », je n’évoquerai pas les difficultés liées à mon logement de fonction, ni celles que je rencontre avec la DG pour la reconnaissance du lien avec le service, ni celles liées à l’avancement, ni même l’action en justice menée contre le ministère de l’intérieur, quand bien même cela est passionnant !!!

 


 

Le 11 décembre 2013 (11/12/13), après 3 mois de détachement à la brigade des recherches de Langon, le MDL/C GOUGE Yann doit regagner son unité d’affection à BAZAS.

Le véhicule glisse sur une plaque de verglas

A 07h15, parti de son domicile, ce militaire circule sur la départementale avec à son bord son plus grand fils âgé de 13 ans.
Quelques kilomètres à peine après son départ, le véhicule glisse sur une plaque de verglas et vient percuter violemment un minibus.
Malgré l'extrême violence du choc, le fils du MDL/C GOUGE et le conducteur du minibus sont indemnes.
En revanche, Yann GOUGE est incarcéré dans son véhicule. Les secours dépêchés sur les lieux mettront près de deux heures à le désincarcérer. Le SAMU est sur place et sollicite immédiatement vu la gravité des blessures l'hélicoptère de la sécurité civile.
Plongé dans le coma, le MDL/C est héliporté à l'hôpital de PELLEGRIN à Bordeaux où il subira immédiatement plusieurs opérations pendant plus de 13 heures.
Après 6 jours de coma, il se réveille enfin et restera 3 semaines dans le service de réanimation avant de rejoindre les soins intensifs pour encore 10 jours. Il sera, par la suite, admis dans un centre de rééducation pour une durée de 2 mois.
Le MDL/C a eu une fracture de la clavicule, une fracture du fémur, une fracture ouverte tibia péroné, une fracture de la malléole, une fracture de la vertèbre C2, une double fracture de la mâchoire, la langue sectionnée, les dents cassées et diverses blessures.

Une carrière déjà bien remplie

Entrée en école le 10 mai 2005, ce militaire passera 10 mois à l'école du Mans (72) avant d'être affecté à LA SAULCE (05), compagnie de GAP. Officier de Police Judiciaire, il rejoint par permutation la brigade de CAPBRETON (40) avant d'être affecté à la brigade de BAZAS (33), compagnie de LANGON (33). Il sera alors promu au grade de MDL/Chef.

Message personnel

Je souhaite remercier l'ensemble de mes camarades de la COB BAZAS qui ont immédiatement apporté une aide morale et matérielle à ma conjointe.
Je souhaite remercier particulièrement le Lieutenant POISSON, commandant la COB qui a fait preuve d'une extrême disponibilité. Cet officier s'est montré très présent et a quotidiennement assuré son soutien à ma conjointe. 3 mois après l'accident, il reste toujours aussi soucieux du bien-être de ma famille.
Enfin, je souhaite remercier le Général STER, Commandant de Région, le Colonel RETY, Commandant de Groupement et le Chef d'Escadron RICHARD, Commandant de Compagnie qui ont, de par leurs paroles et leurs actions, apporté un soutien indispensable.
L'adjudant MAURIERES, très présent, saura me rassurer et me réconforter sur mon avenir au sein de l'institution. Madame NICOLET, assistante sociale, sera d'une aide très précieuse. Je tiens à remercier les personnes citées supra, mais de manière générale la GENDARMERIE qui a de suite pris en charge ma famille.
Mes chefs, à différents échelons, ont su être présents, et se sont assurés, dans ces moments difficiles, que ma conjointe ne manquait de rien.
Enfin, nous souhaitons remercier chaleureusement l'association « Gendarmes de Cœur » pour son aide, et plus personnellement Michel, avec qui nous partageons l'amitié depuis plus de 10 ans.

FÉVRIER 2014, DEUXIÈME INTERVENTION DES GENDARMES DE CŒUR

Le mercredi 5 février 2014 à 11 H 00, dans une salle mise à disposition par le Centre de Réadaptation ”La Tour de Gassies” à BRUGES (33) a eu lieu une remise d’aide au MDL/C Yann GOUGE grièvement blessé en service le 11 décembre 2013 suite à un accident de la route.
Michel SCAT, le Président de l’association accompagné de Monsieur Alain JUND, Secrétaire, a remis un chèque de 5 000 € au MDL/C Yann GOUGE affecté à la BT de BAZAS (33), en présence du Colonel Ghislain RETY Commandant le Groupement de Gendarmerie de la GIRONDE, du Chef d’Escadron Jean-Frédéric RICHARD Commandant la Compagnie de LANGON, du Lieutenant Patrice POISSON Commandant la Brigade de BAZAS et de la Capitaine Catherine DELORME Officier Communication Région de Gendarmerie D’AQUITAINE.
Dans son discours, Michel SCAT a tenu à rappeler les liens forts qui l'unissent depuis plus de dix ans, au MDL/C Yann GOUGE qui est le délégué "Gendarmes de Cœur" pour la Gironde mais qui est également un membre fondateur de l'association. Il faisait partie du petit groupe de personnes qui lui ont suggéré la création d'une association pour aider les gendarmes.
Le Colonel RETY a pris la parole pour remercier chaleureusement les "Gendarmes de Cœur" pour toutes les actions qu'ils mènent en faveur des personnels de la gendarmerie et en particulier pour l'aide et le soutien apportés au MDL/C Yann GOUGE. Il a également rassuré Le Président quant au devenir de son ami au sein de l'institution.
Dans l’après-midi Michel SCAT et Alain JUND ont été reçus par le Général de Brigade

Joël LAVAUD Commandant en second la Région de Gendarmerie D’AQUITAINE afin de discuter des différentes façons de faire connaitre et de promouvoir l'association "Gendarmes de Cœur" auprès des gendarmes de la région AQUITAINE.


Reportage photos

Photos : Cellule Communication Région de Gendarmerie D’Aquitaine

 

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Photos Alain Jund

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