A LA DGGN, LES GENDARMES DE CŒUR,
ONT REMIS UNE AIDE FINANCIERE
A L'ADJUDANT ROBIN

Le 28 septembre 2012, le Président SCAT Michel et le secrétaire JUND Alain se sont rendus à la Direction Générale de la gendarmerie Nationale à ISSY LES MOULINEAUX afin de remettre une aide financière à l’Adjudant Franck ROBIN, qui avait été blessé par balles lors d'une mission alors qu’il était en poste en Guyane le 2 septembre 2011. A la suite de cet accident, l’adjudant ROBIN, est resté paraplégique et après ses soins, il a été muté à la DGGN.

Une petite visite des nouveaux locaux de la DG

A leur arrivée, les représentants de l'association "Gendarmes de Cœur" ont été accueillis par l'Adjudant Franck ROBIN avec qui ils ont déjeuné au mess. En début d’après midi, Franck leur a organisé une rapide visite de la D.G.G.N., et plus particulièrement du S.I.R.P.A., où ils ont pu rencontrer des personnels du service.
Lors de leur visite, ils ont eu le plaisir de revoir le Colonel HAMEL, ancien Commandant du Groupement des Vosges et adhérent de l'association qui a été récemment muté à la D.G.G.N. à la sous direction des compétences.

Franck ROBIN, un gendarme au grand cœur

16 heures,  la cérémonie s’est déroulée à la cafétéria de l’hôtel de la DGGN.
Le Président Michel SCAT a eu l'immense honneur de remettre une aide financière à l'adjudant Franck ROBIN en présence du Général de Brigade MAZY, commandant la Sous Direction des Compétences à la D.G.G.N.; du Général de Corps d'Armée CAILLET, commandant le C.G.O.M. (la gendarmerie d'outre mer); du Général de Division VECHAMBRE, Commandant la Région LORRAINE et la Zone de Défense et de Sécurité EST accompagné de son épouse; des Colonels MARIETTI et DANIEL de la Sous Direction des Compétences, du Colonel TEISSIER, Responsable du Service Social; du  Colonel DUCLAP du S.I.R.P.A.;  du Lieutenant-colonel LEFEVRE Xavier du bureau du cabinet C.A.B/D.G.G.N. ainsi que d'autres officiers et sous-officiers de la C.G.O.M. .
Le Président SCAT Michel a pris la parole, il devait initialement remettre un chèque de 10  000 € à l’adjudant ROBIN. Ce dernier a demandé à Michel de diviser cette somme en deux parts égales et de donner, si cela était possible, l'autre moitié à un camarade de son unité qui a été, lui aussi, grièvement blessé lors d'un accrochage en Guyane en juin dernier.  
Le Général MAZY et le Général VECHAMBRE se sont successivement exprimés et ont  remercié l’association pour son action et pour la qualité de son travail.
L’épouse de l'Adjudant ROBIN a tenu à exprimer tous ses remerciements à l'association "Gendarmes de Cœur" ainsi qu'aux autorités qui ont soutenues son mari à la suite de son accident.
A l’issue de cette cérémonie, l'assemblée s'est réunie autour d'une collation en toute convivialité.


Photos Alain Jund

Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN
Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN
Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN Remise de chèque à Franck Robin le 28 septembre 2012 à  la DGGN

Carte d'invitation


L'ADJUDANT FRANCK ROBIN BLESSE PAR BALLE EN GUYANE

Franck ROBIN était affecté au Groupe des Pelotons d'Intervention (G.P.I.) de Cayenne depuis le 12/08/2008. Cette unité, composée de 2 officiers et de 48 sous-officiers est l'unité de gestion de crise du département. En raison de l'éloignement avec la métropole, le GPI est le relais du G.I.G.N. sur le département. L'ensemble des personnels de l'unité est affecté en Guyane après avoir été formé par le G.I.G.N. lors d'un stage d'une durée de 4 semaines, exigeant une condition physique exceptionnelle et un vrai dépassement de soi.

L'activité du G.P.I. s'articule autour de deux pôles missionnels majeurs

Les interventions sensibles : interpellations d'individus dangereux et armés, gestion des prises d'otages, gestion des forcenés, observations et filatures dans le cadre d'opérations de police judiciaires, lutte anti-terroriste, sécurité de la salle de lancement du centre spatial guyanais pendant les phases de tirs de fusée.
La lutte contre l'orpaillage illégal : l'unité est engagée sur toutes les missions jugées sensibles en raison de la nature des individus présents sur les sites d'orpaillage ou en raison de la mise en œuvre de technicités uniquement détenues par l'unité (dépose de personnels par corde lisse, infiltrations délicates de nuit, conduite de QUAD, de pirogues ou de jets-skis.
Outre ces deux pôles majeurs, l'unité possède également une compétence reconnue dans le domaine du maintien de l'ordre, de la protection rapprochée des hautes personnalités ou encore des escortes sensibles.
L'unité effectue une centaine de missions sensibles au cours de l'année ainsi que plus de 250 missions en forêt équatoriale dans le cadre de la lutte contre l'orpaillage illégal.

Les circonstances de l'accident

Le 2 septembre 2011, l'adjudant Franck ROBIN est désigné en qualité de directeur opérationnel sur une mission de lutte contre l'orpaillage illégal dans le secteur de CHANTAL (Guyane française). Vers 09H00, un groupe de cinq gendarmes mené par l'adjudant ROBIN rejoint par voie pédestre une première zone de vie située à 15 minutes de marche de la zone de dépose initiale. Il maintient sur zone un binôme et continue sa progression sur 200 mètres pour accéder à une seconde zone de vie. Sur place, le trinôme de gendarmes est pris sous le feu d'un tireur isolé. L'adjudant ROBIN riposte avec son arme de service. Aucun blessé n'est à déplorer. Le tireur prend la fuite. Considérant que l'effectif présent sur zone est insuffisant, l'adjudant ROBIN décide de rejoindre rapidement la zone de dépose initiale afin de récupérer des personnels supplémentaires. A l'aide d'un « QUAD » saisi sur zone, il fait mouvement en direction des renforts. Trois cents mètres plus loin, il tombe face à face avec le tireur isolé qui avait contourné le dispositif. Ce dernier le tient en joue. Il stoppe son engin, descend doucement de ce dernier et masque discrètement la sortie de son arme. A cet instant précis, le tireur fait feu à une reprise sur l'adjudant ROBIN avec son révolver « TAURUS 38 SP ». Il touche l'adjudant ROBIN sous l'aisselle gauche. Dans le même temps, le militaire fait feu à deux reprises et neutralise définitivement son agresseur. Bien que blessé grièvement, l'adjudant ROBIN parvient à indiquer sa présence à ses camarades.

Une longue hospitalisation

L'adjudant Franck ROBIN est évacué sur Cayenne par voie aérienne. Transféré sur l'hôpital du Val de Grâce, les médecins constatent des lésions importantes au niveau de la colonne vertébrale.  Franck y subira plusieurs opérations pour retirer le projectile en premier lieu et dans un deuxième temps une intervention sur la moelle épinière.
Suite à l'opération, le neurochirurgien annonce à Franck et à son épouse, que la moelle épinière est sectionnée sur la quasi totalité donc les chances de retrouver des fonctions en dessous de la lésion sont quasi nulles.
Il est paraplégique D4 ASIA A (ce qui veut dire qu'il ne ressent rien en dessous du sternum et qu'il n'est pas capable de contracter le moindre muscle de façon volontaire).
En plus de la moelle épinière sectionnée, un de ses poumons a été perforé ce qui lui a valu un hémopneumothorax faisant naitre une grande inquiétude chez les médecins, durant les premières heures de son séjour en réanimation, son pronostic vital étant incertain.
Le 19 septembre, il a été transporté sur l'HIA de PERCY afin de commencer le travail de rééducation et l'apprentissage de la vie en fauteuil.

Une nouvelle vie commence pour la famille ROBIN

Depuis le départ, Franck a été soutenu par son épouse Gaëlle qui l'a accompagné à PARIS dès le 4 septembre laissant à CAYENNE leurs trois enfants âgés de 9 mois, 5 et 8 ans à la charge du frère et de la mère de Franck ainsi que de leurs amis afin de les préserver et  pour qu'ils puissent surmonter plus facilement le drame qui frappait leur famille.
La gendarmerie a trouvé très rapidement un logement pour la famille ROBIN dans une caserne proche de PERCY où des travaux ont eu lieu très vite afin que Franck puisse bénéficier dès sa sortie d'un logement adapté.
Le 24 octobre les travaux étant finis, les enfants ont pu rejoindre leur maman pour commencer une nouvelle vie.
Le 4 décembre l'adjudant ROBIN fut autorisé à quitter l'hôpital pour intégrer l'hôpital de jour où il se rendait trois jours par semaine pour continuer le travail de rééducation avec le fauteuil.
Au mois de mars 2012, Franck a définitivement quitté l'hôpital et il a repris une activité physique avec le handbike (vélo à bras). La première compétition à laquelle il a participé, a eu lieu en septembre.
Au mois de septembre, après avoir pris, avec beaucoup de retard, ses permissions de Guyane, il a repris le travail au sein de la Direction Générale de la Gendarmerie où il s'occupe plus particulièrement du sport et de l'intervention professionnelle, domaines dans lesquels il est très qualifié.
Les enfants se sont adaptés à leur nouvelle vie même si l'ainé est parfois nostalgique de sa vie à Cayenne et du bien être dans lequel toute la famille baignait. Gaëlle a été très forte durant les étapes qu'elle a traversées et une nouvelle vie a commencé pour toute la famille, différente mais pas moins bonne.

LES ETATS DE SERVICES DE L'ADJUDANT ROBIN

Le 1er septembre 1998, ROBIN Franck incorpore le centre d'instruction des gendarmes auxiliaires à TULLE. A l'issue de sa formation, il est affecté au sein de la légion de Gendarmerie Départementale de Rhône-Alpes. Il est rayé des contrôles du corps le 21/08/2000 avec le grade de maréchal des logis.
Le 22/08/2000, il est admis à l'école de sous-officiers de MONTLUCON où son investissement dans l'instruction lui permet de se classer 2nd de sa promotion. Affecté le 20/08/2001 à la 5ème légion de gendarmerie mobile – escadron 31/5 de CLERMONT FERRAND, il intègre rapidement le peloton d'intervention. Il effectue un déplacement en NOUVELLE-CALEDONIE (95 jours) puis des déplacements en métropole. En 2003, il effectue un déplacement en opération extérieure en COTE D'IVOIRE (93 jours). En 2005, ses qualités physiques et professionnelles lui permettent d'obtenir le brevet de moniteur d'éducation physique et sportive. Lors de ce cursus de formation, il obtient également le brevet de Moniteur d'Intervention Professionnelle et de Franchissement Opérationnelle. En 2007, grâce à un travail sérieux et assidu, il obtient le diplôme d'arme. La même année, il obtient son agrément pour servir outre-mer. En juillet et février 2008, il effectue le stage de formation aux techniques d'intervention spécialisées organisé par la cellule formation du Groupe d' Intervention de la Gendarmerie Nationale, pré-requis indispensable à son affectation future.
Le 11/08/2008, il est affecté au peloton d'intervention du Groupe des Pelotons Mobiles du commandement de la gendarmerie de Guyane. Il s'impose très rapidement comme un élément moteur de son unité. Très régulièrement engagé sur des missions sensibles en forêt équatoriale ou en police judiciaire, ses qualités humaines et professionnelles sont unanimement reconnues et appréciées.

Le 1er septembre 2009, il est promu maréchal des logis chef et devient chef de groupe opérationnel au sein de son unité. Ses aptitudes au commandement lui permettent d'être promu au grade d'adjudant le 1er juin 2011. Le 8 juin 2011, il obtient un témoignage de satisfaction du C.G.O.M. pour avoir procédé à l'interpellation d'auteurs de vols à main armée particulièrement violents et déterminés...